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Fév 2, 2016

Magnus Blomkvist

Dans sa bulle

Enseignant-chercheur à temps plein à Audencia, la business school nantaise, et Dj-collectionneur à ses heures perdues, le Suédois Magnus Blomkvist s’amuse, à 32 ans, à combiner ses deux passions.

Avec son bon mètre 90, ses cheveux blonds bien peignés, sa veste en tweed et sa cravate parfaitement nouée lui donnant l’allure d’un dandy baltique, Magnus Blomkvist porte sur lui les archétypes du Nordique.
Arrivé à Nantes à la fin de ses études, il y a maintenant plus d’un an, le Docteur en finance de l’université d’Helsinki n’est néanmoins pas encore tout à fait au point pour une interview en français. Qu’importe, son anglais est irréprochable !
Enseignant la finance des entreprises 90 heures par an à Audencia, il se considère à juste titre davantage chercheur que prof. « Je travaille 6 jours sur 7 dans mon bureau et cela me convient très bien ainsi. Je n’ai pas envie d’avoir à mettre mon réveil pour enseigner plus. Avec la recherche, je me lève et me couche quand je veux. Mes travaux sont très variés. En ce moment, j’étudie les effets culturels, propres à chaque pays, sur le comportement des offres dans le processus des ventes aux enchères des entreprises ».
À l’invitation de nombreuses universités, son job l’envoie régulièrement aux quatre coins du globe pour « donner des conférences présentant des recherches qui ont parfois pris cinq ans. J’étais dernièrement à Chicago, Oxford et Helsinki. Je vais bientôt aller à New York ». Cette vie de globe-trotteur lui permet également d’assouvir sa deuxième passion, les disques.
Originaire d’une petite ville proche de Göteborg où « il n’y avait rien d’autre à faire que de la musique et du football », Blomkvist est gardien de but et achète ses premiers vinyles à 13 ans. Dj pour les anniversaires de ses amis, il intègre rapidement la programmation des bars du coin. Aujourd’hui, à défaut de collectionner les ballons, ce mélomane possède « entre 3 000 et 4 000 vinyles. Il y a vraiment de tout. En ce moment, j’écoute Henri Texier, mais aussi toutes sortes de wave et des sons d’EBM produits à Valence au début des années 90 ».
Aihki, son alias derrière les platines, c’est aussi deux sorties disco folk sur le label anglais Is It Balearic ? Au même titre que la finance, ces productions l’amènent à bouger de Nantes. Comme par exemple en Estonie cet hiver. Et ce même si « c’est plus calme maintenant ! J’achète toujours des disques, mais plutôt pour les écouter chez moi ». Bien dans ses pompes, cette pointure en finance gère décidément ses affaires tout en harmonie.

Le 2 février 2016

Par Ismaël Martin
Photo Gregg Bréhin
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